Souvenirs d'un Petit Soir d’Été

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Souvenirs d'un Petit Soir d’Été

Message par Napoleonswar le Dim 30 Nov - 16:43




Poèmes




« Souvenirs d'un Petit Soir d’Été »
2013-2014


Napoleonswar
- 1996 -









Sommaire :




Prologue


(Par l'auteur) - 03




I – Passion d'un soir


Confession - 04
Rêve Sentimental - 05
Éveil Érotique - 06




II – Larmes et regrets


Un Regret - 07
Mélancolie - 08
Le Vagabond Doré – 09




III – Plume Sèche


Le Temps - 10
L’Écrivain Amoureux – 11
Une Page se Tourne - 12












Prologue




La poésie est un vaste vase où l'on laisse couler ses sentiments. On y découvre parfois des choses qui nous touchent directement, et parfois des choses qu'on trouve complexe à interpréter. Mais aimer la poésie, c'est se l'attribuer. C'est construire, à partir de l'imaginaire d'autrui, son propre univers sentimental, et choisir en fonction des auteurs et des poèmes, de le rendre terne ou lumineux.
Ainsi, ce prologue s'adresse principalement aux lecteurs qui chercheraient à mettre en commun la vision de l'auteur avec la leur, même si cela reste un bref résumé face à l’immensité des sens qu'inspirent les textes qui suivent.
Le recueil « Souvenirs d'un Petit Soir d’Été » est une courte série de poèmes du même auteur autour d'un thème unique, observé chronologiquement. Il se décompose en trois parties et témoigne à travers les vers d'une histoire d'amour qui inspire dans un premier temps, et qui suffoque dans un second parvenant même à faire sombrer l'auteur dans la décadence sentimentale, avant de clore le recueil par l'appel de la mort.
Le premier temps intitulé « Passion d'un Soir » décrit la rencontre et les sentiments de l'auteur vis à vis de l'amour qui l'habite. Le temps se termine sur l'expression de la consommation des sentiments avant d'annoncer le second temps par ce vers :
« Qui brûlera un jour, disparaîtra demain. »
Ainsi s'énonce le second temps : « Larmes et Regrets ». Il traite de la séparation des amoureux, des souvenirs mélancoliques du passé et du retour chaotique de l'auteur vers sa réelle aspiration : l'écriture. C'est sous cette écriture que l'auteur dissimule le troisième temps qui s'affiche comme une fatalité.
Intitulée « Plume Sèche », cette troisième partie vise à dénoncer la tromperie que l'amour a fait subir à l'auteur, en l'accusant de l'avoir écarté de l'écriture et de ne savoir être permanent puisqu'il s'achève quoi qu'il arrive par la mort des sentiments, mort qu'il observe d'abord sur le monde extérieur avant d'être lui même concerné par celle-ci.
NB : Les rythmes variés appellent à une ouverture d'esprit et permettent une meilleure reconnaissance de soi-même dans chacun des poèmes, quel que soit le pied proposé.
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Confession


J'ai péché hier mon Père,
J'ai songé à une âme sur la Terre,
Que mon cœur s'est épris à aimer,
Et que mon esprit ne saurait oublier.


Il est des vices qu'on ne comprend pas,
Mais je veux savoir avant mon trépas,
Quelle impunité le Tout Puissant me donnerait
Par la faute de cet amour si désiré.


J'aurais pu grandir bien autrement,
J'aurais pu vivre si librement,
Mais j'ai choisi de croire, mon Père,
Malgré ce qu'on dit au delà des mers...


J'ai péché hier mon Père,
J'ai songé à une âme sur la Terre,
A un homme que mon cœur aime aujourd'hui,
Et que mon esprit ne sait laisser à l'oubli.


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Rêve Sentimental


Mon ami,
J'ai rêvé cette nuit.
J'ai vu un monde idyllique,
Loin de toute pensée cynique,
Bien loin de l'orgueil outrageux
Qui fait de moi un amoureux odieux.
J'y ai vu une verte prairie
Où je partageais ma vie
Avec un cœur si innocent,
Un cœur qui attendait depuis longtemps.


Mon ami,
J'ai prié cette nuit.
Un simple regard un peu désireux,
Une seule main dans mes cheveux,
Et dans ce pâturage très commun,
J'ai cru te voir, en vain.
Alors j'ai imploré le Tout Puissant
Qu'il ne blâme pas cet amour arrogant
Qui était, je le crois, un sentiment humain
Envers un être que je savais divin.


Mon ami,
J'ai aimé cette nuit.
Mon cœur s'est forgé sur l'enclume,
Éparpillant les mots inventés par ma plume ;
Et des fleurs ont poussé dans les brûlures
Que composaient ces étincelles si pures.
Car même si les mots se perdent et s'oublient,
Les fleurs ont grandi et sont belles aujourd'hui.
Ainsi mon ami, te questionnant sur ce parterre fleuri,
Tu as levé les yeux, m'a regardé, et m'a souri.


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Éveil Érotique


Dans un silence glacial, il vole un baiser.
Son regard se perd dans ma chevelure dorée.
Une douce main innocente vient braver l'interdit,
Et les mouvements discrets que brûle une bougie
Disparaissent en fumée ; mais jamais ne s'oublient.


Le rideau est tiré, la lumière s'amenuise
Et dans l'intimité forte d'une jeune sottise,
On tente l'amour parce qu'on pense bien le connaître,
Et pourtant on aime à choyer le juste paraître
De peur qu'une fausse forme ou qu'un trait soit un traître.


Comme pour des enfants, les mains se croisent et se froissent,
Mais chacun sait où il va quand les gestes s'accroissent,
Car leurs yeux bleus brillent d'un grand amour incertain
Qui donnera le bonheur et l'amour d'étain,
Qui brûlera un jour, disparaîtra demain.


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Un Regret


Te souviens-tu de cette jeunesse immortelle,
De ces doux sourires et ces promesses si belles,
De cet amour innocent livré par mon cœur,
De ma main rassurante, le soir, dans tes frayeurs.


Te souviens-tu de mes paroles, qui près du feu
Formaient une esquisse divine d'un avenir heureux.
Et l'obscurité froide de la pièce s'oubliait
Dans les murmures brûlants que mes lèvres proféraient.


Te souviens-tu aussi de ces doux paysages,
Qui chaque soir se reflétaient sur nos visages
Et rappelaient encore ce temps de nos amours,
Ne vivant que pour nous et le monde étant sourd.


Alors, si tu n'as rien oublié du passé
Et si les souvenirs de l'été t'ont brûlé,
Pardonne-moi car je ne saurai reconstruire
Les rêves que je brisai, quand tu me vis te fuir...


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Mélancolie


Une larme s'écoule sur une feuille d'automne.
Le papier trempé sèche sous le soleil d'Hadès,
Et les longs rayons obscurs brûlent le cœur des hommes.


Traversant la lumière en éclat de tristesse,
Consumant ainsi les âmes d'une jeunesse folle,
Où les mots d'amour que le jeune amant professe
S'égarent et s'oublient, mêlant le feu aux paroles.


Et le temps se fait long, et le temps se fait vieux.
Les larmes brillantes n'apparaissent plus dans ses yeux,
Il n'y a cette fois que des gouttes de sang,
Qui continuent les histoires des deux jeunes Adam.


Mais tant que ce cœur blessé écrit son roman,
Les sinistres cauchemars dorment, Sarabande attend.
Lorsque l'obscure musique oubliera son chant ,
C'est que le jeune mélancolique sera mourant.


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Le Vagabond Doré


-I-


Il voyageait chaque jour, l'âme vagabonde,
Nageant avec souplesse, brisant les vagues immondes,
Fendant le monde, sous les pluies noires et les tempêtes,
Il faisait froid. Soudain, bercé par sa conquête,
Il s'élançait. Et outrageant alors les dieux,
Il voguait. Les jeunes mousses écarquillaient les yeux,
Tandis que le capitaine à la barre riait,
Prenant la foudre et les éclairs, il s'exclamait :
« Brave ami, nous sommes de retour dans cet enfer,
Enfer bleu ou Satan est Neptune, dieu des mers,
A nos femmes, nos enfants et nos foyers, buvons !
Soyons donc ivres et contre l'océan, luttons ! »
Et comme si c'était sa dernière fois, il chantait.
La vieille barque chantait aussi, la mer l'entendait.
Dans un spectacle magnifique, elle lui répondait.


-II-


Soudain, brisant avec effroi le doux silence,
Le canon sonne, le boulet invincible s'élance.
Une femme mourante sur la chaloupe me dit :
« Prenez garde Amiral, c'est l'amour qui s'enfuit ! »
Alors les vagues noires à nouveau se déchaînent,
Et l'ennemi nous aborde, détruisant les chaînes
Du doux rêve vagabond qui construisait ma vie.
Et sur le vieux quai brisé, je vis mes amis,
Ils montraient celui qui emportait mon navire,
Envoyant par le fond les rêves et souvenirs,
Des temps heureux qu'avec lui longtemps je vécu.
Mon cœur l'avait aimé et ne le savait plus.
Ainsi périrent mon âme, mon navire et mes rêves,
Dans le tumulte sanglant d'une guerre qui s'achève.


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Le Temps


Les jours passent et le monde vieillit,
Les gens naissent, s'aiment et se marient.


Et tant que l'humanité vivra son histoire,
Elle écrira éternellement les pages d'un vieux grimoire
Qui transmettra à une jeunesse innocente
Les récits d'un couple royal qui enfante,
Les souvenirs des preux héros et des glorieux combats,
Et les beaux sentiments des grands cœurs délicats.


L'histoire est un tout sans fin ni début
Qu'on découvre jeune, solitaire et perdu,
Jusqu'au jour ou l'on se saisit de la plume
Du roman de sa vie pour une passion qui l’enfume.
On croise un regard, on l'admire et on l'aime,
On lui murmure et lui promets les ponts de la Seine...


Mais les heures coulent et la Terre se délaisse,
Les gens pleurent, s'oublient et s'affaissent.


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L'Écrivain Amoureux


L’œil vibre un instant, le cœur vacille un moment,
Et un jeune homme de sang est ce nouveau roman
Que tu crois ignorant tant qu'il n'est qu'un amant...


Mais le temps écorché te le montre tourment
Car lorsqu'il est absent, c'est qu'il conte sur un banc
Pour un autre Satan, pour quelques autres sentiments,
Une seconde te brisant, à jamais te manquant.


Alors un ange descendit du ciel et te dis :
« Tu as joué ta vie et celle-ci t'a détruit
Car ton cœur ennemi oubliait ses écrits
Que ton âme affaiblie compose aujourd'hui...


Et tes promesses oubliées qu'hier tu chassais
Donnent à ta vie souillée le désir de rêver.
Tu seras torturé dans les mensonges volés
D'un prince de papier amouraché d'une idée. »


Et l'idée ne sera plus qu'un être fatigué,
Disparaissant dans une volée colorée
D'une page oubliée d'un petit soir d'été.


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Une Page Se Tourne


Dans un manteau de pourpre, la mort frappe à ta porte,
Maniant interminablement la faux qu'elle transporte.
Elle est là, présente à tout moment, elle te voit,
Comptant indéfiniment les âmes du désarroi.


Noyée dans l'obscurité, elle frappe à ta porte,
A ta vie elle écrit : « Ne reste pas si forte,
Et comme la chair fond sous le fer de l'épée,
De l'appel funeste tu ne pourras te sauver. »


Oubliée par tes doutes, la faux frappe à ta porte,
Brisant le silence, comme une seule cohorte.
Entends-tu les cris et les grincements de dents ?
Ils sont les mêmes que sur la Terre, tâchés de sang...


Ô mort funeste, je sais. Charon frappe à ma porte,
Comptant dans sa barque le nombre d'âmes qu'il emporte.
Levant les yeux vers ton visage, je vois la haine,
L'ombre sanglante, la douleur, la souffrance et la peine.


Une voix siffle et se perd, tes yeux sombres me disent :
« Oui, ta souffrance ». Je te vois maintenant traîtrise,
Et je te reconnais. Oui, viens à moi mon amie,
Tu m'as donné la vie et tu viens la reprendre,
Raconte moi ce voyage, emmène-moi dans ce pays.
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